Le rattachement de Moutier augmente notre population de 10 %. C’est une opportunité et un défi pour notre administration, déjà freinée par des procédures lourdes. Profitons-en pour moderniser l’État jurassien, et cela commence par repartir d’une page blanche.
Nous proposons un véritable « plan Marshall » de la modernisation, il s’agira de débloquer un crédit-cadre, dont le montant reste à déterminer, entièrement dédié à cette transformation audacieuse, en dehors du budget courant et sans être freiné par les jeux politiques et rivalités ministérielles. Cette démarche doit favoriser l’innovation et la disruption. C’est ainsi que des solutions inédites émergent, pas en reproduisant à l’identique ce qui existe. Cela ne veut pas dire tout balayer, ce qui fonctionne bien doit être valorisé et amélioré.
L’exemple de l’Estonie est éloquent, grâce au numérique, ce petit pays a réduit ses coûts de fonctionnement de 50 %. La vraie modernisation, c’est arrêter de recopier des formulaires papiers sur écran ou de demander aux citoyens des documents que l’État possède déjà. C’est miser sur l’ergonomie, l’expérience utilisateur et des processus simples et automatisés, inspirés de l’industrie, pas de la bureaucratie paralysée.
La fonction publique doit redevenir un lieu stimulant et motivant, où le travail de chacune et chacun est reconnu et valorisé, non un labyrinthe bureaucratique. Il faut sortir du règne de la peur et de l’excès de règlementation. C’est en en gardant la proportionnalité des normes que l’on stimule l’innovation et l’efficacité. Les situations de crises le montrent, quand nous allons à l’essentiel, nous devenons plus rapides, plus utiles et plus efficaces.
Le Jura a besoin d’un État agile et moderne. Osons franchir le pas.
Durable et essentiel, c’est PVL !