Moins de communes, plus d’efficience

Alain Beuret
Alain Beuret
Député

Depuis 2009, le canton du Jura a accompli des progrès significatifs en réduisant le nombre de ses communes de 84 à 51. Cependant, ce mouvement de fusion montre des signes d’essoufflement ces dernières années. Certaines des fusions récentes, comme celles de Damphreux-Lugnez et Basse-Vendline, n’ont pas atteint l’ampleur nécessaire pour réellement améliorer l’efficience administrative, ces nouvelles entités comptant moins de 800 habitants.

Nous pensons qu’il est plus que jamais nécessaire de poursuivre et d’intensifier ce mouvement de fusion pour permettre au canton et à ses communes de gagner en efficacité et en professionnalisme. Pour un canton de 80 000 habitants, l’objectif devrait être de passer rapidement à une vingtaine de communes. Pour y parvenir, nous proposons un critère simple et clair : chaque commune devrait compter au moins 3 000 habitants. Une exception serait prévue pour les vastes communes rurales où l’habitat est dispersé, permettant à ces communes de compter moins de 3 000 habitants si leur superficie dépasse 3 000 hectares.

Actuellement, onze communes remplissent déjà ce critère, représentant 61,5% de la population du canton. Les quarante autres communes, qui totalisent un peu plus de 31 000 habitants, devraient réfléchir rapidement à l’opportunité de fusionner pour atteindre au moins l’un des deux critères requis. Nous demandons au Gouvernement de modifier la législation sur les communes afin de fixer cette taille minimale et d’inciter fortement les communes qui n’atteignent pas ce seuil à fusionner d’ici fin 2030, dans le respect de la Charte européenne de l’autonomie locale.

En réduisant le nombre de communes, nous visons à améliorer l’efficience des institutions cantonales et communales et à réaliser des économies d’échelle. Cette réforme est essentielle pour assurer un avenir plus efficace et professionnel à notre canton, tout en respectant les particularités et les besoins de nos communautés rurales